Bernard Grasset. 2017. 21 cm. 1 vol. (278 p.) Bibliogr., 5 p. Encuadernación en tapa blanda de editorial ilustrada. Idioma Francés. Texte imprimé. 27-Mesnil-sur-l Estrée. Impr. CPI Firmin-Didot. Pourquoi se risquer, aujourd hui, dans un éloge vibrant de Mirabeau ? Et pourquoi célébrer, Áa l heure des déferlantes populistes, un tribun réputé pour son tempérament, sa petite vérole et son jeu plus ou moins trouble entre une monarchie agonisante et une Assemblée Constituante découvrant les vertus du parlementarisme ? Sans doute parce que Mirabeau fut, en son temps, le seul homme politique qui aurait pu « arrÃeter la révolution » (l expression est de François Furet) ; qui aurait pu, par son talent de démiurge et sa position d aristocrate rallié aux principes nouveaux , prévenir la Terreur et réconcilier l Ancien Régime avec la Révolution. Sa mort prématurée (en avril 1791) coÈincida avec le basculement de la France dans une tourmente - qui fut, en mÃeme temps, la matrice du pire et le creuset de notre modernité politique. C est cet homme-lÁa qu Alain Minc fait ici revivre : de sa folle jeunesse Áa sa passion interdite pour Marie-Antoinette, des vaines réformes de Necker Áa celles de Calonne, de ses dettes ruineuses Áa l invention de la Monarchie Constitutionnelle, de sa prétendue « corruption » Áa son amour de la vie, de ses séjours en prison Áa son rÃole majestueux lors de la réunion des Etats Généraux. Au fil de cette évocation, se dessine, en filigrane, un idéal politique : que se serait-il passé si cet homme avait pu poursuivre son úuvre ? La France serait-elle devenue une sorte d Angleterre ? Et les Français auraient-ils alors pris goÃut Áa ce « réformisme » auquel ils semblent, hélas, allergiques ?. Minc, Alain(1949-. ) . ISBN: 9782246812258